Green Lantern (v.f.)Date de sortie: - 17 juin 2011 (Canada)
- 10 août 2011 (France)
Réalisation: Martin Campbell
Avec: Ryan Reynolds, Blake Lively, Peter Sarsgaard, Mark Strong et Tim Robbins
Genre: Super-héros, Science-Fiction
Durée: 114 minutes
Classement:
- QC: Général (Déconseillé aux jeunes enfants)
- France: En attente de classement
Cet été 2011, nombreux sont les films de super-héros, en particulier ceux dérivés de la populaire maison d'édition Marvel Comics. Du côté de DC Comics, ce n'est que Green Lantern qui est l'heureux élu comme figure de proue. Pour sa toute première adaptation à l'écran, l'acteur canadien Ryan Reynolds a été choisi parmi plusieurs autres candidats tel que Chris Pine, Sam Worthington ou Bradley Cooper, pour revêtir le célèbre costume au couleur de l'espoir. Du côté de la réalisation, Martin Campbell, connu pour ses succès tel que Casino Royale, GoldenEye et Le Masque de Zorro, n'en est pas à ses premiers efforts pour un film de super-héros au budget colossal (si l'on considère James Bond et Zorro comme tel). Est-ce une combinaison gagnante?
Hal Jordan (Reynolds), un pilote d'essai pour l'American Air Force, hérite d'un mystérieux anneau vert qui lui est légué par un extra-terrestre mourant qui lui donne d'étranges pouvoirs, ainsi qu'une place au sein d'une escouade intergalactique voué à maintenir la paix dans l'univers.
Il est un peu ironique de dire qu'un film de super-héros contient trop de clichés. En ce qui à trait à Green Lantern, il est vrai que cette histoire en possède quelques uns dont l'absence du père et le désire constant du fils de vouloir se montrer à la hauteur de celui-ci, ou encore le fait d'avoir des pouvoirs surnaturels. Mais on pourrait aussi dire que ce film essai en quelque sorte de les contrecarrer, et c'est ce qui rend Green Lantern aussi intéressant. Hal Jordan n'a pas besoin de plus de pouvoir pour finalement devenir quelqu'un comme dans Spider-Man. En effet, malgré des hauts et quelques bas, Jordan a déjà une certaine gloire et a déjà l'attention des filles comme on peut le voir dès le début. C'est plutôt le destin qui croise son chemin lorsque cet extraterrestre mourant nommé Abin Sur lui remet l'anneau, et change le comportement de Hal. La raison pour laquelle Hal est choisie, la bravoure, se dévoile vers la fin du film comme n'étant qu'une couverture sur ce qu'il est vraiment. Et c'est qui différencie Green Lantern du fameux thème de l'opprimer transformé en un héros exploiter dans bien d'autres films de super-héros, le fait de devenir une meilleure personne.
Malgré le message positif de ce film, Green Lantern a quelques échecs d'un point de vue d'ensemble qui aurait pu être éviter. Pour ce qui est du choix des acteurs, Reynolds est un choix évident vu sa ressemblance avec Hal Jordan, et aussi pour sa musculature impressionnante. Son jeu rigolo permet d'adopter rapidement le personnage grâce à son impertinence, qui nous montre que même un super-héros peut agir de la sorte. L'acteur ne peut s'empêcher à quelques occasions de jouer le bouffon comme dans la plupart de ses films et cela peut parfois être irritant, mais ses agissements humanise toutefois Hal, le dissociant des autre héros de BD.
Blake Lively, quant à elle, livre une performance fade et sans profondeur contrairement à la signification du nom de famille de l'actrice, qui en anglais, désigne une personne plein d'entrain. Son personnage d'aspirante au cœur du protagoniste n'est qu'un ornement et ne fait avancer en rien le récit. Ce n'est qu'à la toute fin du film que l'on apprend qu'un triangle amoureux entre Carol (Lively) et le scientifique fou Hector Hammond. En plus d'avoir une allure plus parodique que terrifiante lors de sa "transformation", l'acteur Peter Sarsgaard interprète une fois de plus un vilain amorphe (voir Knight and Day). Le choix du père de Hammond, interprété par le talentueux Tim Robbins, est ridiculisé par une évidente trop courte différence d'âge entre les deux acteurs qui est de 13 ans. Mark Strong, un acteur pourtant doué, est complétement mit de côté dans son rôle de Sinestro, et n'est alloué que quelques minces opportunités de montrer son talent.
Un choix curieux mais tout de même compréhensible, Martin Campbell demeure un cinéaste capable de mêler efficacement action et drame, comme le prouve ses œuvres antérieurs. Malheureusement, les efforts constant du réalisateur d'apporter une touche d'originalité à son unique film de science-fiction son ternis par des longueurs et des effets spéciaux parfois très kitsch et pas si bien conçus pour une production atteignant les 200 millions de budget.
Une réussite de point de vue du message sous-jacent et du choix de Ryan Reynolds pour revêtir le costumes du héros. Green Lantern demeure tout de même un bon divertissement avec tristement plusieurs anomalies en bout de ligne.
Note: 2.5/5
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